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Porteur de projetERU – Ecole du Renouvellement Urbain
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ThématiqueVille solidaire et résiliente
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Localisation19e arrondissement de Paris & Epinay-sur-Seine (93)
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Type de projetExpérimentation
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Période de soutien2026 - 2027
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Objectif de développement durable11/Villes et communautés durables
Ressources pour la résilience des quartiers : une formation, créatrice de lien social, par, pour et avec les habitants
Dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville, les crises se vivent souvent plus intensément qu’ailleurs. Hausse des températures, précarité énergétique, fragilités économiques ou isolement social accentuent les vulnérabilités déjà présentes. En Île-de-France, près d’un habitant sur cinq vivant dans ces quartiers est exposé à plusieurs nuisances environnementales, soit presque deux fois plus que dans le reste du territoire. Les habitants y expriment aussi plus fortement leurs inquiétudes face aux canicules ou à la hausse des prix de l’énergie.
Pourtant, ces territoires sont aussi riches de ressources humaines et de dynamiques locales. À Épinay-sur-Seine, où près de la moitié de la population vit sous le seuil de bas revenus, le tissu associatif reste actif et une population jeune constitue un potentiel important d’engagement. À Paris, dans le 19ᵉ arrondissement, plusieurs quartiers concentrent également de fortes fragilités sociales mais s’inscrivent dans des politiques municipales qui cherchent à renforcer les solidarités de proximité. C’est dans ce contexte que l’École du renouvellement urbain et l’association VoisinMalin lancent une démarche innovante.
Renforcer la résilience des quartiers à partir du savoir des habitants
Le projet vise à co-construire une formation dédiée à la résilience des quartiers prioritaires, avec, par et pour les habitants. Son objectif : leur permettre de mieux mobiliser les ressources locales et les solidarités de voisinage en cas de crises, qu’elles soient climatiques, sanitaires ou sociales.
Le dispositif repose sur une méthode participative. Une vingtaine d’habitants, mêlant « Voisins Malins » et habitants plus isolés, seront rejoints par des professionnels de proximité comme des gardiens d’immeubles ou des travailleurs sociaux. Ils formeront ainsi un collectif dans chaque territoire. Leur rôle sera double : partager leurs connaissances du quartier pour identifier les difficultés concrètes rencontrées, et co-construire une formation-action visant à renforcer les capacités d’entraide et d’organisation locale.
Les habitants-ressources de VoisinMalin, présents dans les quartiers depuis plus de quinze ans, joueront un rôle central dans la mobilisation des participants, notamment grâce aux campagnes de porte-à-porte. L’approche privilégie les savoirs d’expérience et la connaissance fine du territoire. Des formateurs et experts interviendront également pour apporter méthodes et outils. La communauté apprenante d’habitants de QPV, mise en place et animée parl’École du renouvellement urbain, qui rassemble déjà 200 habitants engagés, contribuera par ailleurs à nourrir la réflexion collective.
Les habitants impliqués participeront à la conception et au test de la formation. L’objectif est de renforcer leur pouvoir d’agir, mais aussi de consolider les collectifs locaux capables d’activer rapidement des solutions solidaires en cas de difficulté, grâce à des liens sociaux renforcés et un accès aux ressources optimisé.
Le projet, soutenu par l’ANRU, et mené en partenariat avec l’ETP Plaine Commune, et Profession Banlieue fera l’objet d’une évaluation qualitative, associant habitants et professionnels. Les enseignements tirés permettront d’ajuster la formation et d’en mesurer les effets sur les dynamiques locales.
Un séminaire final réunira les participants, les partenaires et les acteurs institutionnels afin de partager les résultats de l’expérimentation. L’enjeu sera alors d’envisager l’essaimage du dispositif dans d’autres territoires, afin que cette approche de la résilience, construite à partir du vécu des habitants, puisse inspirer d’autres initiatives dans les quartiers prioritaires.
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60 bénéficiaires directs
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20 habitants impliqués dans la co-construction
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10 à 20 professionnels de proximité mobilisés
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1 communauté apprenante de 200 habitants