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Porteur de projetFédération Française pour les Liens Sociaux
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ThématiqueVille solidaire et résiliente
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LocalisationVitry-sur-Seine, Villejuif, 13e, 14e, 15e et 19e arrondissements de Paris
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Type de projetRecherche-action
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Période de soutien2026 - 2027
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Objectif de développement durable11/Villes et communautés durables
PRISMUR : Prescription sociale et Santé pour la Résilience Urbaine
En Île-de-France, une fragilité peut en cacher une autre. Selon l’APUR - Atelier parisien d’urbanisme, 15 % des habitants d’Île-de-France déclaraient en 2024 n’avoir aucun soutien social et près d’un quart d’entre eux se sentait régulièrement seul. Or l’isolement social fragilise la santé et accentue les vulnérabilités, en particulier dans les quartiers prioritaires déjà marqués par les inégalités d’accès aux soins. Et les crises récentes, de la pandémie aux vagues de chaleur, ont démontré le rôle crucial des réseaux de proximité – lorsqu’ils existent.
Pourtant, sur le terrain, les liens entre professionnels de santé et acteurs sociaux restent souvent insuffisamment structurés. Les premiers identifient des situations d’isolement sans toujours pouvoir orienter efficacement, tandis que les seconds peinent à se connecter au système de soins. C’est pour répondre à ce paradoxe que la Fédération française pour les liens sociaux initie le projet PRISMUR, pour Prescription sociale et Santé pour la Résilience Urbaine.
Revaloriser la prescription sociale pour relier soins et accompagnement social au quotidien
Quel en est le principe ? Cette recherche-action, déployée dans 5 lieux stratégiques en Île-de-France, est fondée sur une idée déjà éprouvée à l’international mais encore émergente en France : celle de la prescription sociale. Concrètement, il s’agit pour les professionnels de santé d’identifier et d’orienter, sur le principe de l’ordonnance, certains patients socialement vulnérables vers des ressources non médicales, telles que des associations, des lieux de sociabilité ou des activités collectives.
Le dispositif vise à expérimenter et consolider un modèle de coordination santé-social territorial. Il débutera au centre municipal de santé Savattero, couvrant à la fois Vitry-sur-Seine et Villejuif, avant de s’étendre à quatre arrondissements de Paris (13e, 14e, 15e et 19e). Dans ces territoires, cinq équipes de soins primaires seront mobilisées. Plus de 50 professionnels, médecins, infirmiers ou kinésithérapeutes, seront formés pour repérer les situations d’isolement et proposer une orientation adaptée.
Cinq agents de liaison joueront un rôle central dans le projet. Ils accompagneront individuellement 500 habitants identifiés comme isolés ou faiblement entourés, parmi lesquels des personnes en situation de précarité, des personnes âgées vivant seules, des jeunes en insertion et des patients atteints de maladies chroniques. Tous ont en commun une rupture des liens sociaux qui fragilise leur santé et leur quotidien. L’accompagnement vise à recréer des connexions durables avec leur environnement, en facilitant l’accès à des activités locales et en maintenant un suivi dans le temps.
Le projet PRISMUR sera également doté d’un volet scientifique. L’Inserm évaluera les effets du dispositif sur le bien-être, la réduction du sentiment de solitude et l’isolement social, et l’amélioration du « capital social » des participants (autrement dit leur capacité à mobiliser d’autres personnes en cas de besoin). Des indicateurs précis permettront d’observer l’évolution du recours aux soins ou de la participation sociale. Cette démarche doit permettre d’identifier les conditions de réussite et d’adaptation du modèle à d’autres contextes urbains, grâce à des données probantes et transférables pour la résilience urbaine.
À l’issue de la recherche-action, un événement de restitution réunira acteurs scientifiques, institutionnels et de terrain afin de partager les enseignements. Un guide méthodologique sera co-rédigé pour formaliser les pratiques et faciliter leur appropriation. À terme, la Fédération française pour les liens sociaux envisage l’essaimage du modèle dans d’autres territoires urbains – une perspective pertinente dans un contexte où les pouvoirs publics étudient le potentiel de la prescription sociale comme complément aux approches médicales classiques.
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500 habitants concernés
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55 professionnels de santé formés
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5 agents de liaison
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2 restitutions publiques